Les paradis retrouvés d'Ettore Fico sont des forêts vierges, des paysages vallonnés, des vignobles, des pergolas et surtout des jardins fleuris, regorgeant de couleurs vives qui fourmillent et resplendissent sur la surface picturale. Le postulat fondamental qui sous-tend le parcours de l'exposition est la synthèse d'un « manifeste programmatique » idéal de l'artiste.
Ce dernier, malgré la maturation stylistique naturelle et physiologique qui accompagne l'évolution de la poétique individuelle, a en effet fait preuve d'une cohérence surprenante dans ses intentions, conservant intact, pendant plus de soixante ans d'activité, un objectif fondamental : celui de transfigurer la nature à travers une sorte d'« abstraction non résolue », c'est-à-dire en sondant la profondeur des choses sans perdre leur présence ontologique et factuelle, et en restituant finalement une image filtrée par sa propre capacité de réélaboration a posteriori.
À travers un corpus d'œuvres fondamentales, l'exposition entend raconter l'histoire d'un parcours personnel, participatif et émotionnellement intense.