L'exposition retrace un moment décisif dans le parcours de Piero Gilardi: celui où l'artiste a abandonné toute production d'objets, rejetant radicalement l'œuvre d'art en tant que bien de consommation, pour s'engager directement dans la sphère sociale à travers l'animation théâtrale.
Ce parcours débute à Turin au début des années 1970 avec des ateliers organisés notamment au sein d’établissements psychiatriques : c’est là que Gilardi a expérimenté pour la première fois une utilisation radicalement différente de l’art, en introduisant le théâtre, les masques et le jeu collectif au sein d’institutions fermées, redonnant ainsi aux patients un corps, une voix et une présence publique.